Gestion environnementale

L’université s’engage sur des actions concrètes

 

  • Limiter l’impact environnemental de son fonctionnement
  • Sensibiliser et accompagner les personnels et les étudiants en matière de développement durable
     

Un appel à projets a été lancé avec l’appui financier de la fondation dans le cadre du Programme Dauphine Durable avec pour vocation de soutenir des projets d’utilité commune sur ces questions.

Cette politique est mise en œuvre par la référente Responsabilité Environnementale appuyée par un groupe de travail thématique sur ces questions, par le réseau des correspondants et en partenariat avec les étudiants (le comité RSU et les associations étudiantes).

La responsabilité environnementale du campus repose sur des actions visant à réduire la consommation de ressources – matières et énergies, et à limiter la production de déchets et d’émissions de gaz à effet de serre. Elle s’exerce aujourd’hui dans un contexte de transformation du campus avec un vaste chantier de rénovation et de construction d’un nouveau bâtiment sur la période 2020-2025.


Nos objectifs

Mettre en œuvre, assurer le suivi et compléter la stratégie de réduction des émissions de GES  

Finaliser et déployer le plan d’action mobilité

Initier une réflexion sur la consommation de l’Université et l’évènement responsable

Poursuivre les actions engagées sur l’achat responsable


Le bilan carbone 2018


Pour l’année 2018, le Bilan d’émissions de gaz à effet de serre (BEGES) de l’université était de 12 480 tCO2e. Le premier poste d’émissions est lié aux achats effectués à l’université avec un total de 4 704 tCO2e. Les déplacements des visiteurs, correspondant principalement aux séjours à l’étranger des étudiants, viennent en deuxième position, suivis des déplacements dans le cadre de missions professionnelles. Le quatrième poste correspond aux sources fixes de combustions avec 1 406 tCO2e.

Plusieurs actions d’ores et déjà programmées devraient permettre de réduire ces émissions, principalement :

  • Pour les émissions directes de GES (SCOPE 1) et les émissions indirectes associées à l'énergie (SCOPE 2) : remplacement de la chaufferie gaz par un approvisionnement provenant du réseau de chaleur CPCU, amélioration de l’isolation du bâtiment, pose de détecteurs de présence dans les salles de cours (chauffage et éclairage), installation de bornes électriques pour recharge de véhicules électriques, achat possible d’un véhicule électrique en remplacement d’un véhicule diesel, pas d’installation de climatisation lors de la rénovation.

  • Pour les émissions indirectes de GES (SCOPE 3) : plan Action Achat avec l’intégration de clauses sociales et environnementales dans les nouveaux marchés, amélioration du tri et prise en charge des matières recyclables par des prestataires pertinents, nouvelle politique voyage : demande de privilégier le train pour certaines destinations, recours moins importants aux taxis quand transports en commun disponibles, incitation à utiliser le vélo pour les déplacements domicile-travail, installation de bornes électriques pour recharge de véhicules électriques.

Bilan carbone

Le BEGES a révélé l’importance des émissions liées aux déplacements des étudiants et des personnels. Une réflexion collective sera menée afin d’identifier les leviers d’action possibles pour baisser ces émissions.

Les enseignants chercheurs se mobilisent également sur cette question. Certains participent ainsi par exemple au Labos 1point5, collectif d’équipes de recherche du monde académique, de toutes disciplines et sur tout le territoire, partageant un objectif commun : mieux comprendre et réduire l’impact des activités de recherche scientifique sur l'environnement, en particulier sur le climat.

Labos 1point5


La gestion et la valorisation des déchets


De nombreux chantiers ayant trait à la gestion et à la valorisation des déchets sont engagés. Parmi eux, citons le tri sélectif avec la mise en place de 26 points d’apports volontaires dans les couloirs de l’université, le tri et la valorisation du papier et du carton ou encore la collecte des piles et des capsules Nespresso.  En 2018, notre prestataire TriEthic a ainsi collecté 6016 kg de matières dont 99.8% sont recyclées. Les cartouches d’encre sont également confiées à deux prestataires Osilog, et Colibi pour un total de plus de 1000 kg.

Les déchets d’équipement d’ameublement font l’objet de dispositifs pour limiter ces déchets et favoriser le réemploi du mobilier soit au sein de l’université pour équiper les bureaux de Dauphine soit via le don au personnel ou aux associations. Ce sont 31 dauphinois et 1 association qui ont bénéficié de ces dons en 2018. Le mobilier inutilisable est quant à lui évacué par un prestataire agréé.

Les déchets d'équipements électriques et électroniques sont l’objet d’une grande vigilance. Le réemploi des matériels obsolètes mais en état de marche est assuré via des opérations de don au personnel ou à des écoles. Ainsi 38 postes ont été donnés au personnel dauphinois bénéficiaire de l’action sociale et 26 postes confiés à une école située dans le Réseau d'éducation prioritaire. Le matériel hors d’état de marche est pris en charge par un prestataire agréé.

Enfin, des tables de tri ont été installées au CROUS et les bio déchets pris en charge depuis mai 2019 par l’association Love Your Waste. Ainsi pour le mois de septembre 2019 par exemple, 2456 kg de bio déchets ont été collectés et valorisés pour produire 369 m3 de gaz renouvelable et 2211 kg de fertilisant agricole naturel.


L’achat responsable


Cette question est très importante dans notre Université compte tenu du montant élevé de nos achats. C’est d’ailleurs le premier poste du BEGES. Les marchés publics constituent de fait un levier potentiellement très fort et notre établissement mène une réflexion sur les modalités d’insertion de critères environnementaux et sociaux dans les prochains contrats. En 2018, ces dispositifs ont été intégrés dans 6 marchés pour un montant de 1.3 M et nos achats globaux contenaient un label DD ou une certification environnementale à hauteur de 2M.

Dans le même ordre d’idées, une nouvelle politique voyage est entrée en vigueur en 2019 avec des dispositions préconisant de privilégier le train à l’avion, un hôtel estampillé vert, ou encore les véhicules hybrides pour les voitures de location. Le prestataire voyage doit désormais mettre à disposition les informations nécessaires aux fins de suivi et de calcul de l’empreinte carbone des déplacements.


Le programme Nouveau Campus


La rénovation du campus prendra en compte des éléments tels la gestion des salles de cours avec la régulation du chauffage et l’électricité, les utilisations possibles des toits du bâtiment, l’installation en cours d’arceaux pour 112 emplacements de vélo, la réservation d’emplacement de parking pour les véhicules électriques ou les vélos ou encore l’installation de bornes électriques.


La sensibilisation aux changements climatiques


Le plan de formation interne propose par exemple au personnel et aux étudiants de Dauphine de participer à une fresque pour le climat. Il s’agit d’un atelier scientifique d’intelligence collective permettant de comprendre les enjeux de l’urgence climatique, découvrir le fonctionnement du climat, ainsi que les causes et conséquences de son dérèglement. L’objectif est de permettre à tous de saisir l’importance et l’urgence d’agir et de contribuer à la transition écologique. À ce jour, 130 étudiants ont suivi ces ateliers.

La sensibilisation passe aussi par l’organisation d’évènements sur le sujet.  Ainsi une conférence « La neutralité carbone à quel horizon ? » en mars 2019 dans le cadre des 50 ans de Dauphine en partenariat avec la Chaire Économie du Climat pour initier un débat avec toute la communauté dauphinoise autour du rapport GIEC. Autre exemple, une exposition photos « L'eau, l'air, le feu : Donner à voir les changements climatiques » en collaboration avec le National Geographic a été présentée à Dauphine en mars 2019. L’objectif était de montrer la diversité des changements en cours et de proposer un dialogue entre avancées scientifiques et phénomènes climatiques qui préfigurent les évolutions à venir.