L’engagement de Bruno Bouchard pour l’enseignement supérieur

Publié le 13 octobre 2026 Dans la presse

Le président de l’Université Paris Dauphine – PSL partage 5 idées clés sur l’actualité de l’ESR dans un article de L’Express.

Mobilisations étudiantes, avenir de la recherche, souveraineté technologique, étudiants internationaux… Dans un article de L’Express paru le 13 octobre, Bruno Bouchard détaille les enjeux qui traversent l’enseignement supérieur et la recherche.

À travers cette intervention, le président de l’Université Paris Dauphine - PSL s’engage sur les défis et les transformations du secteur et lance un appel aux parlementaires et candidats à l’élection présidentielle. Retour sur 5 contributions clés au débat public.

1. Une génération plus nombreuse, et plus inquiète

"Nous vivons un pic d'étudiants : +20 % en dix ans, dont la moitié accueillie par les universités. Ces jeunes doivent faire des choix stratégiques de plus en plus tôt, dans un contexte très anxiogène.

Parcoursup est souvent pointé du doigt, mais la plateforme n'est qu'un outil. Le vrai problème réside dans le manque de places. Beaucoup se retrouvent en licence par défaut, et des organismes privés parfois de très mauvaise qualité prospèrent sur ce vide."

 

2. En parallèle, les universités s’épuisent

“Dotations en baisse en termes réels, charges en hausse : les universités sont exsangues. Nous ne pouvons plus rémunérer correctement nos personnels ni faire fonctionner nos laboratoires. Le risque, c'est de voir partir nos meilleurs chercheurs, et de priver nos entreprises des compétences d'avenir.”

5e → 10e

Rang mondial de notre recherche en 20 ans.

 

3. Le budget 2027 se trompe de priorité

"Le projet de loi de finances prévoit 500 millions d'euros de plus pour l'enseignement supérieur et la recherche. C'est tout à fait insuffisant, et une part importante financera la généralisation du repas à 1 € à tous les étudiants.

Les CROUS saturent. Les étudiants qui en ont vraiment besoin renoncent parfois à déjeuner, faute de pouvoir faire deux heures de queue. Je refuse ces réponses populistes : elles ne sont pas à la hauteur."

 

2,2 % du PIB 

pour la recherche, contre 3 à 3,5 % en Allemagne ou 5,1% en Corée.

 

4. De nouvelles ressources, sans renoncer au service public

"3 leviers de ressources existent :

  • Moduler les droits d'inscription selon les revenus, comme à Dauphine, avec des bourses renforcées et sans baisse de la subvention de l'État.
  • Des droits plus élevés pour les étudiants extra-communautaires, dont une partie finance des bourses d'excellence pour les talents étrangers aux moyens limités.
  • Préserver l'apprentissage, mieux régulé : un levier d'égalité des chances et de financement.

Notre rôle n'est pas d'être des entreprises commerciales, nous sommes un service public."

 

5. L’enseignement supérieur public doit permettre à la France de rester compétitive

“L’ESR public doit former une population qualifiée, pour nos entreprises, nos administrations et la création de richesses. C'est pourquoi j'appelle les parlementaires et les candidats à la présidentielle à s'emparer de ce sujet.”

 

Lire l’entretien complet dans L’Express (réservé aux abonnés)