Qu'est-ce que vous a apporté le master ?
Le Master Diagnostic économique international m'a apporté des connaissances théoriques en économie internationale au niveau de l'état de l'art, tout en offrant de nombreuses opportunités de les mettre en pratique à travers des projets de recherche économétrique et des restitutions orales devant la promotion.
Quel a été votre parcours après le master ?
Mon fil conducteur a été le secteur public et parapublic. Après une alternance à la Banque de France, j'ai effectué un Volontariat International en Administration (VIA) de deux ans au sein du Service économique régional de l'Ambassade de France au Canada, débuté dès la fin du Master. Dans la continuité de ce VIA, je réalise actuellement une mission d’Expertise technique internationale (ETI) en qualité d'économiste pour le compte de la Direction générale du Trésor, au sein du ministère canadien des Affaires étrangères et du Commerce international (Affaires mondiales Canada).
En quoi consiste concrètement votre métier actuel au quotidien ?
J'occupe actuellement le poste d'économiste en charge du suivi de la mise en œuvre de l'accord commercial entre l'Union européenne et le Canada (CETA). Ce travail consiste à mener des travaux de recherche économique sur l'utilisation de l'accord par les exportateurs français et canadiens, à identifier ses retombées économiques pour la France et le Canada, et à en assurer la promotion commerciale auprès des acteurs économiques français et canadiens, dans le contexte géopolitique tendu que nous connaissons.
Quelle est LA compétence indispensable que vous a apporté le Master pour faire carrière dans ce secteur, et qui vous sert encore aujourd’hui ?
Pour faire carrière en économie, la compétence indispensable est de savoir conduire des travaux de recherche exigeants en se tenant à jour des dernières évolutions de la discipline et de l'actualité, tout en étant capable de synthétiser et de vulgariser ces résultats auprès d'un public de décideurs, d'élus ou d'entreprises pour avoir un vrai impact sur le terrain. C'est précisément ce que le master Diagnostic économique international m'a le plus apporté, en combinant rigueur analytique et restitutions orales devant la promotion.
Quel conseil donneriez-vous a un étudiant souhaitant se tourner vers une carrière dans les Affaires internationales et le développement ?
Si je devais n'en donner qu'un seul, ce serait de réfléchir en amont à la finalité de ses études. Il existe selon moi trois voies pour faire carrière dans les affaires internationales et le développement : le service public, au sein des ministères et des agences de l'État ; le secteur privé, dans les banques, les cabinets de conseil, etc. ; ou la recherche académique, qui ouvre souvent la voie vers les organisations internationales. Chaque voie implique des choix différents, notamment celui d'effectuer ou non un doctorat après le master, et oriente les recherches de stage et d'alternance en amont de l'obtention du diplôme. Cela n'exclut pas, bien sûr, l'existence de trajectoires plus atypiques !
Economiste (détaché par la DG Trésor au sein du Ministère canadien des Affaires étrangères et du Commerce extérieur)