Retour sur la session Art&Fact de 2016

L'exposition finale a eu lieu le vendredi 2 septembre de 17h à 20h, dans la Galerie du Palais des Etudes à l'école des Beaux-Arts de Paris.

Pendant l'accrochage, un échange Skype a été organisé en direct avec les chercheurs de la conférence interationale AoMO (Art of Mangement and Organizations), à Bled (Slovénie)  Plusieurs étudiants ont échangés avec les chercheurs, ainsi que Pierre Labardin, co-directeur du Master. 

Trois étudiants des Beaux-Arts récemment diplômés ont également participé, et leurs oeuvres étaient exposés avec celles de nos étudiants : 

  • Flavie Le Brun Taugourdeau 
  • Camille Le Chatelier 
  • Vincent Lhuillier 

Encadrement et coaching : 

  • Art : Philippe Mairesse, Raphael Tiberghien. 
  • Comptabilité : Gwenaelle Nogatchewsky, Pierre labardin (directeurs du Master). 

 

Quels rôles jouent le chiffre, le programme, la planification ? 

Les oeuvres de cette session évoquent le rôle délicat du contrôleur de gestion, le rapport distant entre recherche et pratique, la ligne à tenir entre méfiance et confiance, ou encore comparent financement et croissance d’un écosystème : des propositions complexes et décalées, conçues en quatre jours, qui démontrent la finesse de nos étudiants et la force de leur expression plastique. 

Les artistes invités leur renvoient la balle avec humour, bienveillance et intelligence : le dialogue improbable se crée, les distances s’évanouissent, une exposition ouvre ses portes. Pari réussi ? 

 

Quo Vadis ? 

Bois, plastique, verre, tissus, cotillons. 2,2x1,2x1,3m. 

Assia ADEL, Chantal LAME, Gabrielle GINISTY, Anissa LACHAB, Claire PROVOST. 

Au travers de notre oeuvre nous avons voulu mettre en exergue le paradoxe qui existe entre la transversalité de la fonction contrôle et l'incompréhension qu'elle suscite auprès des entités auditées. Les informations matérialisées par des boules de couleurs convergent vers le contrôleur, lui conférant ainsi une vision globale de l'entreprise. Dans le même temps, le traitement de ces informations transmises par les différents services demeure inconnu de ces derniers. Elles disparaissent comme dans un trou noir, suscitant un certain scepticisme et incompréhension vis-à-vis de la fonction contrôle. 

Télécharger le texte d'analyse de l'oeuvre par les étudiants qui l'ont crée. 

 

Deux visions, une relation. 

Bois, objets, LED. 50 x 60 x 70 cm 

Victoria BOUCHET, Thi Minh NGOC DANG, Ghizlane ELHENDOUZ, Théodore GUERMONPREZ, Vanina MULTARI, Florian TATIN, Céline TRANG. 

Le métier de contrôle peut être soumis à certaines réticences de la part des Contrôlés. Ces réticences ne permettent pas au Contrôlé de comprendre l’essence même du métier de Contrôleur : celle d’assurer la pérennité de l’entreprise. L’objectif de cette oeuvre est d’interroger le spectateur sur la marge de manoeuvre dont dispose le Contrôleur afin d’instaurer une relation participative avec le Contrôlé. Plus précisément, il s’agit d’explorer les différents outils du Contrôleur afin qu’il puisse établir un environnement de contrôle participatif et intelligible pour les Contrôlés. La boîte dispose d’une double vision : la plus grande ouverture représente la vision du Contrôleur, la plus petite celle du Contrôlé. Depuis la position du Contrôleur, tous les objets de la boîte sont visibles. Ces objets constituent les outils du Contrôleur. Depuis la position du Contrôlé, seuls certains de ces objets (clé du cadenas, noeud, rouage, stéthoscope) sont visibles. Ces outils constituent la vision du Contrôlé sur la fonction de contrôle. 

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Mariage arrangé. 

Terreau, gazon synthétique, sable, planchettes, arrosoir, râteau. 

Clinton CHRISTOPHER, Arnaud DELASTRE, Lina FAIDI, Geoffroy LACOMBLED, Anastasia SARANDI. 

Une installation représentant la relation au sein d’un audit entre confiance et méfiance. Elle schématise cette relation à travers les trois chemins que peuvent prendre les parties dans le cadre de cette entente : la confiance aveugle, la méfiance stérile, et cette difficile troisième voie, ce « mariage arrangé » car imposé, entre méfiance et confiance, cette confiance raisonnable qui ne se départit pas de son esprit critique. Trois matières, trois voies représentent ce constat : le gazon synthétique, paradis apparent mais naïf qui symbolise la confiance aveugle ; le sable confortable mais inexploitable symbolise la méfiance, posture facile mais improductive. La troisième parcelle, union entre les extrêmes, trace son chemin entre les deux autres. Elle est plus étroite, faite de terre à l’aspect ingrat, mais fertile et propice au travail des hommes. 

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De la racine à la fleur. 

Pot, tuteurs, LED, pompe à eau, cuvette, sèche-cheveux, rubans, feuilles, piles. 1,5x1,5x1,7m. 

Adele VU, Augustin LAZARUS, Adrien GUERIN, Cyrine HAOUET, Barys ROZUM, Jonathan ARBID. 

L’oeuvre se présente sous forme d’une arborescence : il s’agit d’une structure fragile qui dépend de son contexte environnemental pour sa survie mais également soumise aux différents aléas de son environnement. Les racines représentent les différentes sources de financement qui alimentent en énergie l’entreprise et la réalisation de ses projets. Ces sources sont centralisées, regroupées, interconnectées au sein de l ‘entreprise qui est une organisation complexe, au fonctionnement parfois difficilement compréhensible, inconnu et opaque pour un observateur extérieur. 

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Brisez la glace. 

Miroirs, bureau, machine à café, cravate, livres, loupe, crayon, papier. 

Mariem AZZOUZ- Célia DIAKOK-EDINVAL - Elodie GARLOT FALGUIERES - Geoffroy LALISSE - Denis NICOLAS.

En sciences de gestion, il existe une incompréhension réciproque ente praticiens et chercheurs, freinant ainsi leurs interactions nécessaires. Deux mondes parallèles se font face, chacun caricaturant l’autre. Les perceptions biaisées réduisent d’une part, le chercheur comme enfermé dans sa tour d’ivoire, et d’autre part, le praticien comme inefficace au regard de la théorie et des bonnes pratiques. 
Dans le but de faire évoluer cette double vision, la rencontre entre les deux mondes est indispensable. L’avancée, à la fois des pratiques professionnelles et de la recherche, ne passera que par la coopération et l’intérêt mutuel. 
« Brisez la glace » propose donc de se faire rencontrer le chercheur et le manageur, les livres et la machine à café, la loupe et la cravate. A travers le jeu de miroirs, les perceptions deviennent relatives et les interactions infinies. Sur un même plan, le bureau du chercheur et celui du manageur se confondent. 

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