
La science occupe une place paradoxale dans la décision publique. Jamais elle n’a été autant invoquée pour justifier une politique, et jamais son autorité n’a semblé aussi contestée.
De la régulation des pesticides aux controverses sur les pollutions chimiques, de l’évaluation nutritionnelle aux politiques publiques chiffrées, les savoirs scientifiques sont au cœur des arbitrages collectifs. Mais quels savoirs sont mobilisés ? Qui les produit, qui les sélectionne, qui les interprète ? Derrière l’apparente neutralité des chiffres et des expertises se jouent des rapports de pouvoir, des conflits d’intérêts et des choix méthodologiques décisifs. Ce dossier explore les conditions concrètes par lesquelles la science devient – ou ne devient pas – décision publique.
Découvrir les articles du dossier :

Science et décision publique : une alliance de long terme
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Pollutions chimiques et emprise des acteurs industriels : les limites d’une approche centrée sur les conflits d’intérêts
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Quelle place pour la science dans la réglementation des pesticides ?
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